La première fragrance, la plus intime, puise dans l'enfance de l'artiste, tissée de souvenirs liés à Haïti, son île natale, avec des notes d'ambre gris, de feuilles de tabac séchées au soleil et de jasmin. La deuxième explore le désir, le soleil et la peau sablée, avec un bouquet mêlant jasmin, frangipanier, tubéreuse et ylang-ylang. La troisième illustre la pratique des arts, et notamment de la céramique : le flacon a pour forme l'empreinte du créateur. Avec ses airs de pierres de lave, on y découvre le citron noir, mêlé au patchouli, au cuir safrané et au vétiver.
Aurélia Grandel de KeatingSi vous étiez une note de tête ?
Manuel MathieuJe pense que je serais une note de tête assez vive, mais jamais agressive, comme le gingembre frais, qui arrive comme une odeur qui interroge les sens. Pour moi, l'ouverture d'un parfum doit être une impulsion, comme une porte qui s'ouvre pour dévoiler la fragrance. Elle doit réveiller le corps avant même que l'esprit ait le temps de nommer ce qu'il ressent. J'aime l'idée d'une note de tête comme un premier geste : elle ne raconte pas tout, mais elle annonce une direction et installe un climat.
Le portrait olfactif continue
Notes de cœur et de fond, l'histoire de sa trilogie Île Noire · Dsire · ECCCO et sa rencontre avec Grasse, la suite de l'entretien vous attend dans RIVIERA ART N°2, spécial parfum.