Interview · Résidence d'artistes

Maxime Combot

…et la résidence d'artistes Dragon Hill

Tout en amitié et en cœur car « la vie est un électrocardiogramme », Maxime Combot, directeur de Dragon Hill au regard pointu et singulier sur l'art, nous reçoit au sein de la résidence pour artistes qui se loge dans les murs d'une maison Jacques Couëlle. Visite privée.

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Maxime Combot, directeur de Dragon Hill, dans une maison signée Jacques Couëlle
Maxime Combot · résidence Dragon Hill, une maison signée Jacques Couëlle · Photographies : D.R.

« La vie est un électrocardiogramme » : c'est en amitié et en cœur que Maxime Combot nous ouvre les portes de Dragon Hill, un sanctuaire créatif niché dans une maison de l'architecte Jacques Couëlle.

Aurélia Grandel de KeatingMaxime, raconte-nous où nous sommes et quel est le propos de Dragon Hill ?

Maxime CombotDragon Hill est une résidence d'artistes grâce à laquelle nous souhaitons créer de nouvelles amitiés et des passions communes. Nous la gérons de manière très confidentielle, sur invitation uniquement. Il n'y a pas de ticket d'entrée, pas de « front desk » ; nous recevons nos invités dans un esprit d'intimité, afin de préserver la nature unique du lieu et la qualité des échanges qui s'y tiennent.

Cette maison, où nous recevons les artistes, est signée Jacques Couëlle. Ici, l'idée est de porter de nouvelles voix, de les mettre en connexion avec des acteurs culturels locaux, ou avec des « arts enthousiastes » très précis, et de créer de vraies relations humaines. Certains artistes viennent pour la première fois en Europe, et nous souhaitons les implanter dans la région et faire en sorte qu'ils s'enrichissent de notre territoire d'exception.

Nous sommes un sanctuaire créatif vivant, hybride et un peu tentaculaire, qui a plusieurs articulations et passions. Le fait que Dragon Hill soit enrichi par des visites de libres-penseurs, de curateurs de musée, de grands collectionneurs ou par des gens du métier qui nous apportent leur amitié nous permet de créer cette émulsion permanente.

Aurélia Grandel de KeatingPeux-tu nous parler de la fréquentation et du maillage du territoire ?

Maxime CombotJe trouve qu'il y a une vraie appétence pour la Riviera depuis la pandémie du Covid. Ici, la fréquentation est en dos de chameau. L'affluence commence avec l'ouverture de tous les hôtels vers la mi-avril, pour préparer le festival de Cannes, pivot de la saison qui gère tout l'écosystème de la région. Depuis le festival du film jusqu'aux Voiles de Saint-Tropez, fin septembre/début octobre, la foule bat son plein. À partir de septembre, il y a un petit étiage : certains musées ferment, les programmes culturels sont plus légers. Il est alors intéressant pour nous d'avoir ce calendrier joint avec Paris : Art Basel Paris fin octobre, Paris Photo en novembre, Art Paris en avril. L'arc méditerranéen, d'Arles à Monaco, s'est beaucoup développé et s'est structuré. Il commence…

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Le maillage du territoire, les artistes en résidence, la maison Jacques Couëlle et la vision de Dragon Hill vous attendent dans RIVIERA ART N°2 — spécial parfum.

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